|
|||||||||||||||||||
|
Actuellement vous visitez le site en tant que visiteur, si vous voulez vous connectez au Réseau Professionnel Gratuitement, il vous suffit juste de vous inscrire en cliquant ici
|
Hôtellerie - Restauration MagazineLe magazine des professionnels des CHRD de l'Hôtellerie - Restauration - Café - Disco
RECHERCHER
Vendredi 21 Novembre 2008
ChefsChristian EtienneInterview du chef pour Hôtellerie-France.netInterview du chef pour Hôtellerie-France.net Le restaurant Christian Etienne s'appuie sur la paroie rocheuse du palais des papes. Depuis, la terrasse du restaurant, la vue est imprenable sur l'édifice pontifical, dont on mesure la grandeur, côté sud. La bâtisse du XIIe siècle n'a rien perdu de la noblesse et du prestige qui, hier encore, habitaient les lieux.
L'ambiance,
A l'intérieur, la décoration est sobre mais élégante. Les murs, peints en jaune et rouge rappellent les tons de la Provence tandis qu'apparaissent les pierres restaurées du vieux bâtiment. Ouvrez les yeux : passez sous les arcades et admirez les fresques encore visibles sur les murs. En pénétrant dans la salle à droite du restaurant, les lys peints sur le plafond entre les poutres ont été conservés. Des rideaux beiges accrochés aux fenêtres croulent sur le sol. Revenez sur vos pas, et jetez un oeil à l'escalier rouge qui tourbillonne: des bocaux de fruits en conserve, préparés par le chef, décorent chacune des marches. Juste à côté de la porte d'entrée, sur un petit meuble, trônent les livres du chef : « La magie de la tomate, La magie des petits légumes » et juste derrière, sur une petite étagère, Christian Etienne a sélectionné les huiles d'olive du terroir, un produit qu'il sème à l'envi dans sa cuisine. A table, la présentation est aussi soignée que la décoration : nappes rondes simples et blanches ou jaunes, avec fleurs de tournesols dessinées sous l'assiette. Ecoutez la musique : le chef aime faire profiter ses hôtes de fonds sonores chaleureux : mélodies espagnoles ou cubaines chuchotent aux creux des oreilles. Le service est impeccable. Le personnel très attentif Comment qualifiez-vous votre cuisine? Christian Etienne : "J'ai reçu les vœux de Paul Bocuse qui me dit: ancienne ou moderne, il n'y a qu'une cuisine, c'est la bonne. Provençale, c'est la cuisine que j'aime avec une pointe de cuisine méditerranéenne et asiatique. Tout part de la Méditerranée. C'est pour cela qu'on est les meilleurs. On a la chance d'avoir une diversité de produits que d'autres n'ont pas. Nous, nous pouvons changer une recette, en gardant les mêmes ingrédients. Regardez en Provence, pour la recette des oreillettes, il y en a autant que le nombre de villages!" Qu'est-ce qui vous guide dans la réalisation de vos recettes? Christian Etienne :"C'est le produit qui me guide. Si nous n'avons pas un bon produit, nous ne pouvons pas faire quelque chose de bon. Je ne remercierai jamais assez nos agriculteurs et producteurs locaux pour cela. Si on n’a pas une bonne volaille, on a beau être le meilleur cuisinier du monde, la volaille ne sera jamais bonne. C'est aussi une question de confiance qui me guide, la confiance envers les fournisseurs. Ici, on a une carte. Si on a pas un produit au top, on ne s'en sert pas. Quelle est votre plus belle rencontre culinaire? Christian Etienne : Je n'en ai pas une qu'une seule! Il y a eu Pierre Migliori au Lucas à Paris, M. Jeannot, Raoul Gaïga (le président des cuisiniers de France, disparu début décembre), Roger Verger (Le Moulin de Mougins), le plus grand fournisseur de Jacques Maximin. Quelle est votre plat préféré? Christian Etienne : J'aime tout. C'est difficile. Il y a tellement de choses… Enfant, je n'aimais pas la morue et les pieds et paquets. Pourtant, aujourd'hui, j'adore ça! J'adore aussi les calamars, mais je crois que je si devais choisir, ce serait une sardine crue, qui vient d'être pêchée, sur du pain grillé, ça c'est un bon moment. Ce n'est pas forcément sophistiqué. J'aime les goûts simples. Si je vois une belle salade, je vais avoir envie de croquer dedans et les yeux qui pétillent. Je crois aussi que j'ai gardé dans ma mémoire d'enfant, la daube que faisait ma grand-mère dans la cheminée. Elle recouvrait la marmite de cendres. On a besoin de ces parfums lorsqu'on est cuisinier. Bref, je crois que je suis plus salé que sucré. Les cuisiniers sont rarement "sucrés". Mais, si je devais choisir un dessert, ce serait la crème caramel ou un baba au rhum. Vous aimez décliner les thèmes dans vos menus : le cochon, la truffe, la tomate, les petits légumes... Christian Etienne : Les déclinaisons, c'est intéressant pour toute l'équipe. On travaille tous ensemble, ça nous motive. On teste des choses et cela nous permet de nous remettre en question. Des fois, on se plante. L'été prochain, on va essayer de créer quelque chose autour de l'aubergine. Que pensez-vous de l'engouement autour de la cuisine moléculaire? Christian Etienne : Si c'est bien fait, pourquoi pas. Mais je ne pense pas qu'il en restera quelque chose. Dans les années soixante-dix, on a vu la même chose avec la nouvelle cuisine (à base de mousses), et finalement, tout le monde a eu envie de revenir au terroir et la cuisine classique. Pensez-vous qu'on peut encore créer d'autres choses en cuisine? Christian Etienne : Avec huit notes, on fait de la musique. La cuisine ça peut encore évoluer. Aujourd'hui, si on parle de la cuisine provençale que je fais, je peux vous dire qu'elle est différente que celle que faisait mon grand-père. Il mangeait des bécasses et des grives qui coulaient encore...Maintenant, la viande, on la fait beaucoup moins faisandée. On mange des choses moins fortes et beaucoup plus saines. On vit plus vieux et il faut faire attention. On est davantage tourné vers la cuisine vapeur. Alors oui, il reste de la place pour l'invention en cuisine. Il y a toujours des choses surprenantes. Il y aura toujours des créateurs. Aurait-on eu l'idée d'inventer un caramel salé il y a 10 ans ?
Dans la même rubrique :
Dubaï : quand tout est dans la démesure… En terme de superficie et de population, Dubaï est le second émirat des Emirats arabes unis. Hormis des gisements de pétrole et de gaz naturel, il possède pourtant peu d’atout. Rien ne prédestinait donc cette vi...
SANTE ALCOOL TABAC RESTAURATION Deux syndicats, l'Umih (Union des métiers de l'industrie hôtelière) et la CPIH (Confédération des professionnels de l'industrie hôtelière) avaient déposé le 7 mars un recours contre l'arr&e...
COMMENT CHOISIR UN BON CHAMPAGNE ? Nous connaissons presque tous le champagne mais beaucoup ignorent qu’il est issu d’un terroir situé de la Marne jusqu’au département de l’Aube et qu’il est produit à partir de trois cépages, l...
LE 18E FESTIVAL DES SAVEURS PROVENCALES SONNENT SES TROIS COUPS A CARPENTRAS Dès vendredi 8 août et jusqu'à dimanche, une farandole d'artisans-producteurs dérouleront leurs stands sur les allées Jean-Jaurès et feront découvrir leurs produits et spécialités cu...
Château Barnabau Vignoble Château Barnabau En plein coeur de la Provence, la propriété s’étend sur près de trente hectares de vignoble, dont vingt trois dédiés à l’appellation A.O.C Côt&eac...
Vendredi 21 Novembre 2008
Forum [news]
j'aimerais partir m'instalé au canada,est que quelqu'un pourrai me donner des conseils? Voila, aprés plusieurs années passé en france je voudrais faire l'expérience de partir au Canada pour monter une affaire et plus particulièrement une ...
Licence IV e V en restauration Bonjour,
J'aimerai connaître les conditions afin d'acquérir une Licence IV ou V pour mon établissement (restaurant actuellement) Merci...
Recettes [news]
Hachi Parmentier Chou Farci Poulet Basquaise,Riz pilaf Carpacco de Lagoustines Sho-suey de porc Tarte grand mère Ravioli d'Asperge Truffet "Tour de tomates et Crabe" au Caviar Mojito cocktail Rables de lapin au curry, escargots en persillade
Magazine [news]
ESPAGNE : FORTE BAISSE DE LA FREQUENTATION EN JUILLET 7 finalistes pour le trophée national du Club des directeurs de la restauration |
|